Conso

Piscine contaminée, infrastructures insalubres… les vacances dans un camping vendéen tournent à l'émeute

les vacances dans deux campings vendéens tournent à l'émeute - illustration - PASCAL PAVANI / AFP

A Saint-Michel-en-l'Herm et Saint-Gervais (Vendée), deux campings exploités par le même groupe ont attisé la colère des campeurs, qui réclament d'être remboursés. Dans l'un d'eux, les tensions ont tourné à l'émeute.

Les vacances virent au cauchemar en Vendée. Au camping de La Dive, à Saint-Michel-en-L’Herm (Vendée), les plaintes des clients contre la direction ont tourné à l'émeute samedi 8 août, raconte Ouest-France. "Ça a dégénéré, il y a une émeute, les gens frappaient sur la vitre de l’accueil pour rentrer. La gendarmerie a dû intervenir", témoigne ainsi une campeuse auprès du quotidien régional.

C'est finalement l'épilogue de séjours mal embarqués dans ce camping 4 étoiles, qui jouissait pourtant il y a quelques années d'une bonne réputation. Mais comme le montrent les photos prises par les vacanciers et mises en ligne sur un groupe Facebook, l'état du lieu s'est considérablement dégradé. Insalubrité, poubelles débordantes, câbles électriques en pagaille… sans compter la navette promise vers la plage, en réalité inexistante et des conditions d'accueil déplorables selon les campeurs.

Mais le pire reste peut-être la fermeture de la piscine par décision préfectorale pour une contamination de l'eau.

Le propriétaire se défend

Et ces plaintes concernent en réalité… un autre camping exploité par le même groupe! En effet, à Saint-Gervais, toujours en Vendée, le camping la Fresnerie accumule les mêmes déboires et les mêmes plaintes, si bien qu'une pétition pour obtenir des dédommagements a été signée par 440 personnes ce mercredi.

Les deux sites ont été rachetés par la société Vnaya, dirigée par Philippe Gicquel. Une cession présentée comme la principale raison de la détérioration des lieux, selon certains campeurs, anciens habitués des lieux.

Auprès de Ouest-France, le propriétaire se défend pourtant, assurant que les logements les plus vieux "ont trois ans" à la Fresnerie. Selon lui, ce sont des "familles pas faciles lors des deux premières semaines de juillet" qui sont responsables des dégâts. "Elles ont cassé plusieurs choses dans le camping dont les chauffe-eau et arrivées d’eau, bouché les canalisations avec des boules de pétanque, percé les structures gonflables et le trampoline". Selon lui, les travaux sont en cours pour réparer les infrastructures.

Contacté par BFM Business, Philippe Gicquel n'avait pas encore donné suite.

Thomas LeroyJournaliste BFM Business