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Bagarres, dégradations, insultes: dans les Pyrénées, une colonie de vacances prend fin après plusieurs incidents

A plusieurs reprises, les animateurs et la directrice de la colonie ont dû faire appel à la gendarmerie face aux violences physiques et verbales de certains jeunes.

Le séjour devait durer quatorze jours, les jeunes ont finalement été renvoyés chez eux bien plus tôt. Une décision radicale et inhabituelle. A Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées, une colonie de vacances a tourné au cauchemar, selon les jeunes et les encadrants présents.

Les problèmes auraient commencé dès le premier jour avec des violences physiques et verbales d'un groupe d'enfants et d'adolescents venus d'Occitanie.

"C'était les bagarres, les bastons, j'avais peur de me faire taper", confie à BFMTV Théo, présent lors du séjour. "Il y avait des gens qui ont commencé à casser des armoires, des lits...", complète son frère.

"C'était l'anarchie"

Insultes, bagarres, menaces de mort... certains jeunes sèment la terreur dans la colonie de vacances.

"C'était l'anarchie, il y avait du bordel partout. Ils venaient, on s'est barricadé dans la chambre: on a mis une armoire, un lit, une commode parce qu'ils étaient à 15 pour essayer d'ouvrir la porte en mettant des gros coups de pied dessus", témoigne Enzo, 14 ans.

A plusieurs reprises, les animateurs et la directrice de la colonie doivent même faire appel à la gendarmerie.

Tous les enfants renvoyés chez eux

"Il y a eu des bousculades quand les animateurs ont voulu protéger d'autres enfants. Il y a eu des insultes vis-à-vis des animateurs et un manque total de respect de l'adulte, de l'autorité ou des règles", raconte Konstantina Moschou, la directrice de la colonie.

Malgré l'exclusion des éléments perturbateurs, la colonie n'a pas pu se poursuivre sereinement. Finalement, ce sont tous les enfants qui ont été renvoyés chez eux prématurément.

De son côté, l'organisateur du séjour a dénoncé un "manque d'informations" sur les jeunes inscrits au séjour et a déposé plainte suite à la dégradation des locaux.

Maxime Meunier, Matthias Arraez avec Salomé Roblès